Litchfield national park!

Cet article aura une place dans ce blog grâce à la motivation que William (voir la page rencontres) m’aura donné… Voilà donc pas mal de temps que je travaille chez Autobarn et donc il est temps de changer… De plus, la durée de mon Visa se raccourcis de jour en jour et il va bien falloir que je pense un à travailler en ferme pour obtenir mes 88 jours de travail me permettant de renouveler mon Visa pour une deuxième année.La saison des manges bat son plein sur les environs de Darwin mais étant très mauvaise cette année, il est difficile de trouver du travail…

Après avoir rencontré Loic, Eva et Thomas (par l’intermédiaire de Romain et Lulu), nous décidons de nous prendre 1 semaine de vacance pour faire Litchfield et Kakadu national park en attendant que des places se libère dans les fermes.

Et là… la petite histoire commence…

Depuis que je travaille à Autobarn, je passe pas mal de temps et d’argent à préparer le 4×4 pour la suite du voyage :
- installation de panneaux solaires (pour avoir un frigo qui fonctionne en permanence et rendre ma seconde batterie autonome),
- installation de lumières intérieurs,
- mise en place de vitres teintées (pour plus de discrétion avec les rangers),
- réparation et changement du radiateur de refroidissement (car arrivée sur Darwin une fuite importante et apparut),
- remplacements des pneus avant et correction du parallélisme,
- changement de siège passager pour une banquette et ainsi bénéficier de 2 places passagers au lieu d’une (pratique pour les lift… “covoiturage”)
- et… remplacements des plaquettes de freins, des roulement à bille avant, et d’une pièce permettant la protection du système de freinage…
Et là, nous voilà donc partit pour Litchfield quand, après 1h20 de route dont 20 dernières minutes de route sur dirt road au milieu de rien, l’étrier de frein tombe en entier dans la roue et bien évidemment l’intégralité de mon liquide de frein se répend sur la “route”… (la terre*)

8. On the road to Lytchfield... 24.10.13 (2)

Étrangement, il s’agit du coté réparé il y a seulement un mois par le garagiste… En gros, les deux boulons qui tienne l’étrier n’étaient pas bien fixés et sont donc partit sur la route. Après un demi tour sur la même dirt road, sans freins pour atteindre un emplacement où le réseau est existant, nous pouvons enfin appeler la dépanneuse.

8. On the road to Lytchfield... 24.10.13 (7)
Le garagiste arrive et nous explique qu’il n’a jamais vu sa et que bien entendu le garage précédent est en tord! Mais bon comment prouver qu’il s’agit de sa faute?? donc tant pis, il faudra s’asseoir dessus et payer les réparations encore une fois…

8. On the road to Lytchfield... 24.10.13 (9)
Cependant ce garagiste comprend notre galère et accepte de réparer cela le soir même pour 150 dollars (autant dire qu’il s’agit d’une somme dérisoire pour une réparation australienne…) et il finira 3 heures plus tard malgré que son garage soit normalement fermé à cette heure là.

Culpabilisant un petit peu de voir que ce garagiste galère, alors qu’il voulait simplement nous rendre service (car finalement la réparation s’avère beaucoup plus compliqué qu’il ne l’avait prévu…),  je vais régulièrement le voir pendant les réparations. En même temps, il m’apprend plein de chose…

Je m’excuse de lui infligé autant de galère à une heure si tardive et le voilà qu’il me répond avec le sourire : “pas d’inquiétude… même s’il est vrai qu’à cette heure là je devrais déjà être couché car ma femme va me gronder…”
Je lui répond : “à bon? mais… il est que 20 heures!” Et là… il me dit toujours avec le sourire : “Oui mais je dois me coucher tôt car j’ai un cancer et que je suis en phase terminale…”

Gros blanc…

Cette séquence m’a bien marqué, j’ai donc voulu la partager. Cette homme d’une quarantaine d’année, proche de la mort, ne semblant pas spécialement avoir des problèmes d’argent mais continuant les dernière années de sa vie à travailler dans son garage au milieu de rien (car oui… nous sommes à Berry Springs!) et qui finalement essaie de nous aider…, nous, 4 bacpackers (qui ne sont pas spécialement bien perçut dans le Northern Territory) …

J’ai trouvé cela très touchant de voir comment cet homme respiré la vie sans se prendre la tête et voulant finalement consacrer sa fin de vie dans le partage.
Dommage, j’aurais eu un peu plus de temps et j’aurais peut-être pu rester apprendre la mécanique auprès de ce dernier!

Le coup final de cette histoire, c’est que finalement pendant les réparations, qui ont donc complétement interrompu notre voyage, on reçoit alors un appel de William (qui n’aurait pas pu être possible sans cette réparation étant donné que nous ne pouvions avoir du réseau qu’au niveau de ce garage!) qui nous annonce que nous pouvons aller travailler dans une ferme dans 2 jours!

Nous voilà donc reparti sur Darwin, tout se termine bien, et 2 jours après nous voilà tous à travailler dans une ferme de mangues à Accacias Hills Farm!

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